Le HCB répond à vos questions

Généralités et définitions

Qu’est-ce que la transgenèse végétale ?

La transgenèse chez les végétaux résulte du transfert, de l’insertion stable et héritable de gène(s) dans le génome de cellules végétales. Elle a pour objectif, par exemple, l’expression de caractères nouveaux dans une plante, ou la suppression de l’expression de certains caractères de la plante. En général, la plante transgénique est obtenue par transfert du gène (ou des gènes) dans des cellules végétales, suivie de la régénération d’une plante entière et de la sélection des plantes transformées. Le critère de sélection est la conservation des caractéristiques initiales de la plante associée à l’expression du caractère attendu.

3 éléments sont nécessaires pour générer une plante transgénique :

- un ou plusieurs gènes à transférer ;

- un vecteur permettant d’introduire l’ADN à transférer dans la cellule végétale ;

- une cellule végétale capable d’être régénérée en plante entière.

Pour plus d’information télécharger la transgenèse végétale

Qu’est-ce qu’un ségrégant négatif

Lors de la production des gamètes, le patrimoine génétique des organismes à reproduction sexuée est « brassé », les chromosomes parentaux échangent du matériel, ce qui permet de produire des gamètes différents. De ce fait, lors du croisement mettant en œuvre un OGM il est possible d’obtenir dans la génération suivante des « individus » ne possédant pas le transgène. Ces individus sont dits « ségrégant négatifs ». Cette caractéristique peut être mise à profit pour éliminer le transgène d’une plante une fois que sa présence n’est plus requise pour le caractère recherché. Ceci permet donc d’obtenir des plantes non génétiquement modifiées, mais ayant le caractère recherché, à partir de plantes génétiquement modifiées. La technique repose sur la possibilité d’éliminer toute modification introduite par simple croisement suivi de sélections.

Un ségrégant négatif est donc un descendant non transgénique de croisement(s) ayant fait intervenir une plante génétiquement modifiée. La plante ne porte pas de transgène mais un de ses ascendant (une ou plusieurs générations en amont) portait un transgène.

Pour plus d’information télécharger la fiche ségrégant négatif

Que sont l’intragenèse et la cisgenèse ?

Les termes de cisgenèse et d’intragenèse caractérisent l’origine des séquences du transgène introduit dans la plante, quelle que soit la technique utilisée (transgenèse classique ou SDN3).

La cisgenèse correspond à l’utilisation d’un transgène qui provient intégralement et sans réarrangements de la même espèce ou d’une espèce sexuellement compatible. Le transgène, dans la définition utilisée ici peut être constitué de la partie codante d’un gène seulement ou du gène entier, comprenant ses séquences de régulation. Des séquences régulatrices d’expression peuvent cependant être apportées volontairement ou non par le site d’insertion du transgène, modifiant ainsi le site et le niveau d’expression du transgène.

L’intragenèse correspond à l’utilisation d’un transgène assemblé hors de la plante à partir de séquences issues de la même espèce ou d’espèces sexuellement compatibles. Il peut par exemple associer la séquence régulatrice d’un gène avec la séquence codante d’un autre gène et porter les séquences terminales non traduites (3›UTR) de l’ARN messager d’un troisième gène. Il peut aussi exprimer un ARN anti-sens, un ARN double-sens (épingle à cheveux) ou un micro-ARN ciblant un ou plusieurs gènes de la plante de façon à inhiber l’expression du gène endogène.

Dans tous les cas, la vectorisation du transgène et la sélection de l’événement souhaité sont indispensables.

Les objectifs recherchés sont, par exemple :

  • l’introduction d’allèles d’un gène (d’une autre variété ou d’une espèce voisine par exemple) conférant une résistance à une maladie alors que l’allèle de la plante cultivée ne la présente pas.
  • la surexpression ou sous-expression d’un gène par changement de son promoteur.
  • l’expression d’un gène anti-sens pour inhiber l’expression d’un gène.

Pour plus d’information télécharger la fiche intragenèse cisgenèse

qu’est-ce que la greffe végétale avec OGM ?

La greffe est utilisée couramment en arboriculture et horticulture. C’est une technique permettant de combiner les caractéristiques intéressantes de 2 espèces distinctes ou de 2 variétés d’une même espèce. Il s’agit souvent d’améliorer des caractéristiques agronomiques (résistance à des maladies, tolérance à des stress biotiques ou abiotiques, amélioration de la vigueur de la plante, de sa productivité, de son adaptation à des conditions pédoclimatiques, accélération de la mise à fruit…).

La plante obtenue consiste en un porte-greffe implanté dans le sol et d’un greffon (partie aérienne produisant tiges, feuilles, fleurs et fruits/graines). Au niveau de la greffe, des tissus vasculaires permettent les échanges entre greffon et porte-greffe.

3 cas peuvent être considérés :

- le cas d’un greffon non-génétiquement modifié (GM) greffé sur un porte-greffe GM (par exemple, l’utilisation d’un porte-greffe génétiquement modifié résistant à la maladie du court-noué).

- le cas d’un greffon GM greffé sur un porte-greffe non GM (moins courant mais possible) : les fruits et les graines issues du greffon sont transgéniques.

- le cas d’un greffon GM greffé sur un porte-greffe GM.

Pour plus d’information télécharger la fiche Greffe

Qu’est-ce que l’agroinfiltration ?

Agrobacterium tumefaciens est une bactérie classiquement utilisée en biotechnologies comme vecteur de transfert de matériel génétique dans le génome d’une plante. La bactérie est génétiquement modifiée (recombinante) afin de porter le gène d’intérêt, puis est mise en contact avec des cellules de plante dans lesquelles elle transfère le gène (transgène). Il est ensuite possible d’obtenir une plante génétiquement modifiée à partir de ces cellules (voir fiche Transgenèse classique).

Cette bactérie peut aussi être utilisée avec un autre objectif : l’agroinfiltration. Dans ce cas, les bactéries recombinantes sont mises en contact, selon divers procédés, avec les cellules de tissus d’une plante (généralement les feuilles). Après infection des tissus, les cellules végétales expriment transitoirement le ou les gènes d’intérêts. En pratique, cette technique est utilisée dans un objectif de production de protéines ou de molécules d’intérêt. Celles-ci sont le plus souvent purifiées après récolte et broyage des tissus de la plante. Cette technique permet aussi l’étude de la fonction de gènes inconnus.

Pour plus d’information télécharger la fiche agroinfiltration

Qu’est ce que la modulation d’expression par RNA-dependent DNA Methylation (RdDM) ?

Certains ARN cellulaires agissent par un mécanisme appelé l’interférence induite par les ARN. Ce mécanisme physiologique initialement découvert chez un nématode modèle (petit ver retrouvé dans le sol) et chez les plantes, a été identifié dans la majorité des règnes, y compris les mammifères.

L’interférence ARN est un phénomène par lequel une molécule d’ARN, généralement de petite taille, établit une liaison avec une autre molécule d’acide nucléique ou un complexe de protéines et d’acides nucléiques (ADN ou ARN) afin d’en modifier l’activité, le plus souvent par inhibition. Ces mécanismes sont naturels et ont une fonction de régulation cellulaire.

La RdDM (RNA-dependent DNA Methylation) est le mécanisme cellulaire qui utilise de petits ARN interférents (siRNA) pour modifier l’expression de gènes par méthylation d’une séquence spécifique d’ADN, sans modifier sa séquence nucléotidique. C’est ce que l’on appelle un changement dit épigénétique. La technique de la RdDM, qui utilise ce mécanisme naturel, permet en particulier d’éteindre l’expression d’un gène spécifique. L’extinction du gène obtenue par méthylation peut être transmise à la descendance sur plusieurs générations, elle finit le plus souvent par être perdue.

Pour plus d’information télécharger la fiche RdDM

 

Qu’est ce que la mutagenèse dirigée par oligonucléotides (ODM) ?

Cette technique vise à l’introduction de mutations ponctuelles ciblées. Elle s’appuie sur l’utilisation d’une courte séquence d’acide nucléique quasi-identique à la séquence ciblée mais possédant la mutation recherchée. L’acide nucléique est introduit dans la cellule de l’hôte où, selon un mode mal connu, les mécanismes de réparation physiologiques de la cellule pourraient favoriser la substitution de la séquence du génome par celle de l’oligonucléotide. Les oligonucléotides ne s’intègrent pas dans le génome, leur présence n’est donc que transitoire.

Pour plus d’information télécharger la fiche ODM

Qu’est-ce qu’une nucléases site-spécifiques (SDN) ?

Les nucléases site-spécifiques (SDN pour Site Directed Nuclease) sont des complexes moléculaires capables d’interagir avec une séquence précise de l’ADN d’un génome (un site) et de provoquer une coupure de la molécule d’ADN au niveau du site d’interaction. Leur spécificité pour une séquence de nucléotides d’ADN provient soit de la nucléase elle-même (cas des méganucléases, nucléases à doigts de zinc ZFN, nucléases de type TALEN), soit de l’apport conjoint d’une protéine nucléase et d’un petit ARN homologue à la séquence sélectionnée qui guide l’interaction de la nucléase avec l’ADN (cas de l’ARN dit guide des nucléases de type CRIPSR/Cas)

Pour plus d’info télécharger la fiche SDN

À quelles fins utilise-t-on des OGM en médecine ?

La modification génétique est à la base de la thérapie génique, qui consiste à traiter une maladie par le transfert de matériel génétique. Il s’agit, par exemple, de remplacer chez un patient la version d’un gène ne permettant pas un fonctionnement sain par une version du même gène rétablissant ce fonctionnement. Les OGM sont aussi utilisés dans l’industrie pharmaceutique et vétérinaire pour la production de certains vaccins ou molécules médicamenteuses (comme l’insuline par exemple).

À quelles fins utilise-t-on des OGM dans l’industrie ?

Le recours à des OGM, le plus généralement des micro-organismes (MGM) comme des bactéries ou des levures, permet la production de molécules difficiles ou onéreuses à obtenir par l’industrie chimique comme des arômes ou des enzymes. Les OGM sont aussi utilisés dans l’industrie pharmaceutique et vétérinaire pour la production de certains vaccins ou molécules médicamenteuses (comme l’insuline par exemple).

À quelles fins utilise-t-on des OGM en laboratoire de recherche ?

Pour répondre à une question scientifique précise, les biotechnologies sont souvent des outils bien adaptés. Par exemple, pour comprendre le rôle d’un gène chez un organisme vivant, il est possible de supprimer ou de moduler son activité pour en étudier la fonction. Les techniques de modification génétique permettent aussi de produire des outils d’étude en adaptant certains organismes afin qu’ils acquièrent les propriétés nécessaires pour répondre à une question scientifique. Il est par exemple possible de faire produire à une bactérie une protéine spécifique ou bien d’adapter une souris à une expérimentation précise. Les OGM permettent d’obtenir des informations primordiales sur le fonctionnement du vivant et sont aujourd’hui un outil indispensable de la recherche fondamentale.

Mise à jour du 7 septembre 2015.

Dans quels domaines utilise-t-on des OGM ?

Les OGM sont utilisés dans 4 grands domaines :

  • En agriculture, pour conférer de nouveaux caractères à des plantes cultivées ;
  • en recherche fondamentale pour répondre à des questions de compréhension du vivant ;
  • en milieu industriel où des micro-organismes génétiquements modifiés peuvent être utilisés pour produire des molécules biologiques ;
  • en médecine humaine ou vétérinaire où ils servent de vecteurs en thérapie génique ou pour la production de vaccins ou de molécules médicamenteuses.

Qu’est-ce qu’un OGM ?

L’acronyme OGM signifie « organisme génétiquement modifié ».

Sur le plan scientifique, il n’en existe pas de définition consensuelle unique. Le terme est communément associé à la modification d’un organisme vivant (animal, plante, champignon, bactérie…) par des techniques de génie génétique, c’est-à-dire par l’application de techniques de laboratoire qui permettent d’ajouter, de supprimer, de modifier un ou plusieurs gènes dans un organisme donné, voire d’en moduler le fonctionnement.

Sur le plan réglementaire, la volonté d’encadrer l’utilisation des techniques de génie génétique a nécessité l’élaboration de cadres réglementaires précis, reposant dans certains cas1 sur une définition juridique stricte du terme OGM. C’est le cas dans l’Union européenne, où la directive qui encadre la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement définit un OGM comme « un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle » (Directive 2001/18/EC).

 

1.  Aux Etats-Unis, par exemple, à la différence de l’Union européenne, le cadre réglementaire encadrant l’utilisation des techniques de génie génétique ne repose pas sur une définition juridique du terme OGM.

Réglementation
Étiquetage

Que penser d’un produit alimentaire ne présentant aucun étiquetage relatif à la présence ou à l’absence d’OGM ?

Toute présence d’OGM dans un produit alimentaire, au-delà d’un seuil de 0,9 %, rend obligatoire l’indication du ou des OGM qu’il contient.

En revanche, l’indication de l’absence d’OGM est facultative, et ne peut être mentionnée que pour les produits contenant des ingrédients provenant d’espèces pour lesquelles des variétés génétiquement modifiées sont autorisées dans l’Union européenne. Par exemple, une boîte de maïs doux peut être étiquetée « sans OGM » car certains maïs doux génétiquement modifiés sont autorisés à l’importation dans l’Union européenne. Mais aucune variété de petit pois génétiquement modifiée n’ayant été autorisée dans l’Union européenne, une conserve de petits pois ne peut pas être étiquetée « sans OGM », alors même qu’elle ne peut en contenir.

Si rien n’indique la présence ou l’absence d’OGM dans un produit alimentaire, c’est donc que ce produit :

- soit ne contient effectivement pas d’ingrédient OGM. Dans ce cas, l’absence d’étiquetage « sans OGM » sur l’emballage peut s’expliquer par :

  • les règles facultatives de cet étiquetage,
  • l’absence d’ingrédient issu de plantes pour lesquelles des variétés GM aurait fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne (il ne peut donc pas être étiquetés « sans OGM »).

- soit qu’il en contient une proportion inférieure au seuil réglementaire de 0,9 %.

La certification « Agriculture Biologique » garantit-elle l’absence d’OGM dans les ingrédients issus de végétaux ou les produits issus d’animaux d’élevage ?

En France, l’agriculture biologique répond à des règles particulières qui s’ajoutent à la réglementation propre aux OGM. Ainsi, les règles de production définies dans le règlement européen (CE) n°834/2007 relatif au mode de production biologique (article 9) proscrivent l’utilisation d’OGM pour la production de produits végétaux et pour l’alimentation des animaux d’élevage, au seuil de 0,9 % de présence fortuite ou techniquement inévitable.

 De ce fait, les produits ou ingrédients certifiés bio d’origine animale peuvent être étiquetés « issu d’animaux nourris sans OGM (<0,9 %) », sous réserve que la mention soit complétée par les termes « conformément à la réglementation relative à la production biologique ».

En revanche, pour étiqueter un produit d’origine animale certifié bio « issu d’animaux nourris sans OGM (<0,1 %) » ou un ingrédient d’origine végétale « sans OGM », des mesures complémentaires doivent être prises afin d’assurer que ces produits ne contiennent effectivement pas d’OGM au seuil de 0,1 %, la réglementation européenne relative au mode de production biologique ne garantissant qu’une absence d’OGM dans la limite de 0,9 %.

 

Mise à jour du 7 septembre 2015.

En France, tous les produits sont-ils susceptibles d’être étiquetés « sans OGM » ?

Non. La mention « sans OGM » ne concerne que les produits ou ingrédients issus d’espèces végétales qui ont fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché de l’Union européenne. Par exemple, aucun tournesol génétiquement modifié n’ayant été autorisé dans l’Union européenne, une huile de tournesol ne peut donc pas se prévaloir d’un étiquetage « sans OGM », alors qu’elle ne peut de fait en contenir.

Ainsi, pour les denrées d’origine végétale, l’étiquetage « sans OGM » ne peut concerner que des ingrédients à base de soja, maïs, colza, coton et betterave sucrière.

Comment sont étiquetés les produits « sans OGM » ?

En France, et s’ils remplissent les conditions, les producteurs peuvent préciser dans la liste des ingrédients ou en note ajoutée en bas de cette liste, le caractère « sans OGM » de certains ingrédients. Si l’ingrédient « sans OGM » représente plus de 95 % du produit alimentaire concerné, les producteurs peuvent reprendre en face avant de l’emballage l’allégation « sans OGM », en complément de la mention dans la liste des ingrédients.

Pour les denrées préemballées, ces indications apparaîtront dans la liste des ingrédients ou en note en bas de cette liste. Toutefois, il est prévu de pouvoir également spécifier l’absence d’OGM sur la face avant de l’emballage lorsque l’ingrédient mis en avant représente plus de 95 % de la denrée.

Mise à jour du 7 septembre 2015

Que signifie l’étiquetage « sans OGM » ?

Il existe en France une possibilité d’étiquetage facultatif et volontaire des denrées alimentaires « sans OGM », définie par un décret adopté en 2012 (décret n° 2012-128 du 30 janvier 2012 relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires issues de filières qualifiées «sans organismes génétiquement modifiés»), pour lequel le HCB a été consulté.

Les ingrédients d’origine végétale (comme l’amidon de maïs, la lécithine de soja…) peuvent être étiquetés « sans OGM » s’ils contiennent moins de 0,1 % d’OGM, de façon fortuite ou techniquement inévitable. Cette mention n’est admise que pour des espèces végétales pour lesquelles des variétés génétiquement modifiées sont commercialisées dans l’Union européenne : ainsi, aucun blé génétiquement modifié n’étant autorisé Europe, il n’est pas possible d’alléguer l’absence d’OGM sur du blé.

Les produits issus de l’apiculture (miel, pollen…) peuvent être étiquetés « sans OGM dans un rayon de 3 km » si les ruches d’où ils proviennent sont effectivement situées à plus de 3 km de toute culture génétiquement modifiée et si les abeilles sont nourries, le cas échéant, avec des aliments contenant moins de 0,1 % d’OGM, de façon fortuite ou techniquement inévitable. L’emploi de cette mention est réservé aux produits issus de l’apiculture pour lesquels ces règles de production ont été respectées pendant au moins un an.

Pour les produits issus d’animaux d’élevage (comme le lait, les œufs, la viande, le poisson…), deux étiquetages différents sont possibles selon que les aliments utilisés pour nourrir ces animaux respectent le seuil de 0,1 % (aliments étiquetés « sans OGM ») ou de 0,9 % (aliments dits « conventionnels » garantissant une absence d’OGM dans la limite de 0,9 %). L’étiquetage précise alors selon les cas soit «nourri sans OGM (<0,1 %)» ou soit «nourri sans OGM (<0,9 %)». Pour les œufs, le lait ou les ingrédients transformés (jambon par exemple), la mention retenue est « issu d’animaux nourris sans OGM (<0,1 %)» ou « issu d’animaux nourris sans OGM (<0,9 %)» selon le niveau de garantie.

 

Mise à jour du 7 septembre 2015.

Les produits issus d’animaux nourris avec des OGM doivent-ils être étiquetés ?

Non, les produits issus d’animaux (viande, poissons, lait, œufs …) nourris avec des produits issus d’OGM (soja, maïs…) ne sont pas concernés par l’obligation d’étiquetage, le règlement n°1829/2003/CE ne s’applique en effet qu’aux produits obtenus directement d’OGM ou de produits dérivés d’OGM (« produits à partir d’OGM ») et non aux produits obtenus « à l’aide d’OGM ».

Comment sont étiquetés les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale contenant des OGM ?

Les mentions suivantes doivent apparaître après le nom de l’ingrédient/aliment concerné :

- « génétiquement modifié » ou « produit à partir de [nom de l’ingrédient] génétiquement modifié »;

- « contient [nom de l’organisme] génétiquement modifié » ou « contient [nom de l’ingrédient] produit à partir de [nom de l’organisme] génétiquement modifié ».

Par exemple : maïs génétiquement modifié (pour une boîte de maïs doux), farine produite à partir de maïs génétiquement modifié (pour de la farine de maïs) ou contient de la lécithine produite à partir de soja génétiquement modifié (pour un produit contenant de la lécithine de soja).

En alimentation humaine, l’obligation d’étiquetage concerne les denrées alimentaires destinées au consommateur final qu’il s’agisse de denrées non préemballées ou préemballées (auquel cas ces mentions apparaissent soit dans la liste des ingrédients soit dans une note au bas de cette liste).

En alimentation animale, l’obligation d’étiquetage concerne toute la filière et les mentions peuvent figurer sur l’aliment lui-même ou le document d’accompagnement.

Existe-t-il des cas où les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale contenant des OGM ne sont pas étiquetés comme tels ?

Oui, en France et en Europe, les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale dont la teneur en OGM ou dérivés d’OGM est (1) inférieure à 0,9 % et (2) fortuite (accidentelle et non prévisible) ou techniquement inévitable ne sont pas étiquetés. Les deux conditions doivent être remplies pour que l’exemption d’étiquetage s’applique : si un opérateur dilue volontairement des OGM pour que la présence soit inférieure à 0,9 %, la présence d’OGM doit être mentionnée car il ne s’agit pas d’une présence fortuite ou techniquement inévitable.

Ce seuil de 0,9 % s’applique à chaque ingrédient ou aliment considéré individuellement, indépendamment de sa proportion dans le produit fini.

Les semences végétales génétiquement modifiées doivent-elles être étiquetées ?

Oui, les semences végétales sont concernées par l’obligation d’étiquetage (article 21 de la loi n°2008-595 du 25 juin 2008).

Est-il obligatoire d’étiqueter les produits contenant des OGM ?

Oui, en France et en Europe, l’étiquetage des produits contenant des OGM, consistant en des OGM ou produits à partir d’OGM, est obligatoire et concerne les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale. Dans le cas où un produit est constitué de plusieurs ingrédients ou aliments, il suffit qu’un seul soit génétiquement modifié pour que le produit doive être étiqueté. Cette obligation d’étiquetage s’applique dès lors qu’il y a utilisation de matières premières génétiquement modifiées même si la transformation des produits ne permet plus la mise en évidence du caractère OGM par l’analyse.

Cette obligation d’étiquetage découle de la réglementation européenne (règlement (CE) n°1829/2003 du 22 septembre 2003 et règlement (CE) n°1830/2003 du 22 septembre 2003).

Culture

À quelles conditions une plante génétiquement modifiée peut-elle légalement être cultivée en France ?

 

Jusqu’en 2014, pour être cultivée en France, une plante génétiquement modifiée (GM) devait d’abord être autorisée à la culture sur décision de la Commission européenne, après évaluation scientifique par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Dans les faits, il fallait ensuite qu’aucun texte réglementaire national (loi, décret, arrêté) ne s’oppose à la culture de la plante GM, qu’il soit pris sur la base d’une mesure d’urgence (si le pays considérait que de nouveaux éléments scientifiques venaient remettre en cause les conclusions de l’EFSA) ou pas.

Il fallait enfin qu’une ou des variétés végétales portant l’événement GM autorisé soi(en)t inscrite(s) au catalogue français (ou européen) des variétés et espèces végétales.

En 2015, la situation a évolué avec l’adoption d’une nouvelle directive européenne (Directive 2015/412/UE) qui prévoit que les États-Membres peuvent interdire, sur tout ou partie de leur territoire et sur la base de certains critères, la culture d’une plante GM autorisée au niveau communautaire. Cette directive doit maintenant être transposée en droit français.

Néanmoins, l’inscription au catalogue reste toujours nécessaire pour qu’une variété, GM ou non, puisse être cultivée.

 

Mise à jour du 7 septembre 2015.

Végétaux et produits végétaux
Quels pays produisent des OGM ?

Quels sont les pays qui produisent du maïs génétiquement modifié ?

Dix-sept pays produisaient du maïs génétiquement modifié (GM) en 2014, sur un total de 55,2 millions d’hectares.

Les principaux étaient les Etats-Unis (34,5 millions d’hectares) et le Brésil (12,5 millions d’hectares) qui cultivaient ensemble 47 millions d’hectares soit près de 85 % des surfaces en maïs GM. Les suivants étaient l’Argentine (3,0 millions d’hectares), l’Afrique du Sud (2 millions hectares), le Canada (1,4 millions d’hectares). Les autres producteurs étaient le Paraguay, l’Espagne, l’Uruguay, la Colombie, le Chili, les Philippines, le Honduras, le Portugal, Cuba, la République Tchèque, la Roumanie et la Slovaquie*.

Le maïs était cultivé sur une surface totale estimée à 184 millions d’hectares en 2014**, dont 30 % en maïs GM.

 

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

** Statistiques de la FAO.

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Quels sont les pays qui produisent du colza génétiquement modifié ?

Seuls quatre pays produisaient du colza génétiquement modifié (GM) en 2014, sur un total de 9 millions d’hectares.

Il s’agissait du Canada (8 millions d’hectares), des Etats-Unis (685.000 hectares), de l’Australie (342.000 hectares) et du Chili (2.000 hectares)*.

Le colza était cultivé sur une surface totale estimée à 36 millions d’hectares en 2014**, dont 25 % en colza GM.

 

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

** Statistiques de la FAO.

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

 

Quels sont les pays qui produisent du coton génétiquement modifié ?

Quinze pays produisaient du coton génétiquement modifié (GM) en 2014, sur un total de 25,1 millions d’hectares.

Les principaux étaient l’Inde (11,6 millions d’hectares), les Etats-Unis (4,3 millions d’hectares), la Chine (3,9 millions) et le Pakistan (2,9 millions d’hectares) qui cultivaient ensemble 22,7 millions d’hectares soit plus de 90 % des surfaces en coton GM. Les suivants étaient le Brésil, l’Argentine, le Burkina Faso, le Myanmar, l’Australie, le Mexique, le Soudan, le Paraguay, la Colombie, l’Afrique du sud et le Costa Rica*.

Le coton était cultivé sur une surface totale estimée à 37 millions d’hectares en 2014**, dont 68 % en coton GM.

 

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

** Statistiques de la FAO.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Quels sont les pays qui produisent du soja génétiquement modifié ?

Onze pays produisaient du soja génétiquement modifié (GM) en 2014, sur un total de 90,7 millions d’hectares.

Les principaux étaient les Etats-Unis (32,3 millions d’hectares), le Brésil (29,07 millions d’hectares) et l’Argentine (20,8 millions d’hectares), qui cultivaient ensemble 82,17 millions d’hectares soit près de 91 % des surfaces en soja GM. Les suivants étaient le Paraguay (3,3 millions d’hectares), le Canada (2,0 millions d’hectares), l’Uruguay (1,55 millions d’hectares), la Bolivie (1,0 million d’hectares), l’Afrique du Sud (552.000 hectares), le Mexique (10.000 hectares), le Chili (1.000 hectares) et le Costa Rica (1,7 hectare)*.

Le soja était cultivé sur une surface totale estimée à 111 millions d’hectares en 2014**, dont 82 % en soja GM.

 

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

** Statistiques de la FAO.

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Quels sont les pays qui cultivent à des fins commerciales des plantes génétiquement modifiées actuellement ?

 

En 2014, 28 pays* cultivaient des plantes génétiquement modifiées (GM) à des fins commerciales. Les cinq premiers pays producteurs en termes de surfaces sont, par ordre décroissant, les États-Unis, le Brésil, l’Argentine, l’Inde et le Canada. À eux cinq, ils représentent 90 % des 181,5 millions d’hectares cultivés avec des plantes GM, selon l’organisation américaine ISAAA**.

Dans l’Union européenne, seuls l’Espagne, le Portugal, la République Tchèque, la Roumanie et la Slovaquie cultivaient une plante GM en 2014. Il s’agissait d’un maïs GM résistant à des insectes, le maïs MON 810. Les surfaces combinées de culture de ce maïs GM dans l’Union européenne étaient réduites (143.016 hectares, soit environ 0,08 % du total des surfaces mondiales cultivées avec des plantes GM).

En France, aucune plante GM n’est actuellement autorisée à la culture.

 

* Par ordre de surfaces décroissantes; Etats-Unis, Brésil, Argentine, Inde, Canada, Chine, Paraguay, Afrique du Sud, Pakistan, Uruguay, Bolivie, Philippines, Australie, Burkina Faso, Myanmar, Espagne, Mexique, Colombie, Soudan, Chili, Honduras, Portugal, Cuba, République Tchèque, Costa Rica, Roumanie, Slovaquie, Bangladesh.

** ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015

Les OGM en Europe

Quelle est la part des cultures génétiquement modifiées dans la production européenne actuelle ?

 

En 2014, seul un maïs génétiquement modifié (GM) pour résister à la pyrale et à la sésamie (le maïs MON 810) était cultivé dans l’Union européenne (UE), sur une surface totale de 143.016 hectares*. Cela représentait moins de 1,5 % des 9.684.920 hectares cultivés en maïs dans l’UE**.

Le maïs GM est interdit à la culture en France.

 

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

** Données de la FAO pour 2013 (www.faostat.fao.org).

 

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Quelles sont les plantes génétiquement modifiées autorisées à la culture à des fins commerciales dans l’Union européenne ?

Dans l’Union européenne, le maïs génétiquement modifié (GM) résistant à des insectes ravageurs MON 810 est autorisé à la culture à des fins commerciales depuis 1998. Cinq Etats-membres le cultivaient en 2014 : l’Espagne, le Portugal, la République Tchèque, la Roumanie et la Slovaquie (environ 143.000 hectares)*.

La France a cultivé ce maïs seulement en 2006 et 2007, l’Allemagne de 2006 à 2008 et la Pologne de 2006 à 2011.

Le maïs T25, tolérant à l’herbicide non sélectif glufosinate, était autorisé depuis 1998 mais n’a jamais été cultivé dans l’Union européenne. Son autorisation de culture dans l’Union européenne n’ayant pas été renouvelée, sa culture n’est plus autorisée depuis 2013.

Le maïs Bt176, résistant à la pyrale et à la sésamie, a été cultivé dans quelques pays européens jusqu’en 2006.

Une pomme de terre GM (Amflora©, dont la composition en amidon était modifiée pour mieux satisfaire les besoins des industriels de la fécule) a également été autorisée à la culture en 2010, mais elle n’a été que peu cultivée (15 hectares en Suède et 2 hectares en Allemagne en 2011). La société BASF, à l’origine de cette pomme de terre, a cessé sa commercialisation dans l’Union européenne en 2012.

La Roumanie a cultivé du soja GM tolérant à l’herbicide non sélectif glyphosate jusqu’en 2006 et une pomme de terre GM résistante à des insectes en 1999, et la Bulgarie un maïs tolérant à un herbicide non-sélectif en 2000, avant leur adhésion à l’Union européenne.

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Quelles sont les plantes génétiquement modifiées actuellement cultivées dans l’Union européenne ?

Au sein de l’Union européenne, seul un maïs génétiquement modifié (GM) résistant aux insectes pyrale et sésamie (le maïs MON810) est actuellement cultivé sur des surfaces limitées (143.016 hectares en 2014)*, et uniquement en Espagne, au Portugal, en République Tchèque, en Roumanie et en Slovaquie.

En France, aucune plante GM n’est actuellement autorisée à la culture.

Par le passé, un autre maïs GM résistant à des insectes (le maïs Bt 176) et une pomme de terre à composition modifiée en amidon (Amflora®) ont été cultivés (mais elles ne sont plus cultivées). Un autre maïs (le maïs T25), tolérant à un herbicide non sélectif (le glufosinate), a été autorisé mais jamais cultivé.

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Les OGM en France

Quelles sont les plantes génétiquement modifiées autorisées à la culture à des fins commerciales en France ?

 

En France, aucune plante génétiquement modifiée (GM) n’est actuellement autorisée à la culture à des fins commerciales.

Par le passé, un maïs GM résistant aux insectes ravageurs pyrale et sésamie (le maïs MON 810) a été cultivé, seulement en 2006 (5.500 hectares) et 2007 (22.000 hectares). Sa culture, bien qu’autorisée au niveau européen, est depuis interdite par décisions des gouvernements français successifs. Un autre maïs GM résistant aux mêmes insectes ravageurs (le maïs Bt176) a été autorisé entre 1997 et 2007 mais il n’a été cultivé en France qu’en 1998 et 1999, et sur des surfaces réduites (moins de 2.000 hectares). La culture du maïs GM tolérant à l’herbicide non sélectif glufosinate (le maïs T25) a été autorisée dans l’Union européenne depuis 1998 (elle ne l’est plus actuellement) mais il n’a jamais été cultivé car aucune variété n’a été inscrite au catalogue officiel français des variétés et espèces de plantes.

Une pomme de terre GM (Amflora©, dont la composition en amidon était modifiée*) a également été autorisée en 2010 mais n’a, en pratique, jamais été cultivée en France. La société BASF, à l’origine de cette pomme de terre, a cessé sa commercialisation dans l’Union européenne en 2012.

 

* Modification de la teneur en amylose, composé utilisé par l’industrie féculière.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Les OGM dans le monde

Quelle est la part du soja, du maïs, du coton et du colza génétiquement modifiés dans la production mondiale actuelle ?

En 2014, le soja était cultivé sur 111 millions d’hectares dans le monde, dont près de 82 % (90,7 millions d’hectares) avec du soja génétiquement modifié (GM).

Le coton occupait 37 millions d’hectares, dont près de 68 % (25,1 millions d’hectares) étaient GM.

Pour le maïs, 30 % des 184 millions d’hectares cultivés l’étaient avec des variétés GM (soit 55,2 millions d’hectares).

Sur les 36 millions d’hectares cultivés en colza, 25 % sont du canola GM (soit 9 millions d’hectares)*.

 

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Les plantes génétiquement modifiées sont-elles plutôt cultivées dans les pays industrialisés ou dans les pays en voie de développement ?

Développées et initialement cultivées essentiellement par les pays développés, au premier rang desquels les Etats-Unis, les plantes génétiquement modifiées (GM) ont depuis conquis un certain nombre de pays en voie de développement. En 2014, selon l’organisation américaine ISAAA*, 53 % des surfaces plantées en plantes GM sont situées dans les pays en voie de développement, qui représentent vingt des vingt-huit** pays producteurs de plantes GM.

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

** Par ordre de surfaces décroissantes, Etats-Unis, Brésil, Argentine, Inde, Canada, Chine, Paraguay, Afrique du Sud, Pakistan, Uruguay, Bolivie, Philippines, Australie, Burkina Faso, Myanmar, Espagne, Mexique, Colombie, Soudan, Chili, Honduras, Portugal, Cuba, République Tchèque, Costa Rica, Roumanie, Slovaquie, Bangladesh.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Comment progressent les surfaces cultivées avec des plantes génétiquement modifiées dans le monde ?

Les surfaces cultivées avec des plantes génétiquement modifiées (GM) progressent constamment depuis 1996, année des premières cultures commerciales avec 1,7 million d’hectares. En 2014, 181,5 millions d’hectares étaient cultivés avec des plantes GM.

Six pays avaient adopté les plantes GM en 1996 (USA, Argentine, Canada, Chine, Australie, Mexique). En 2014, ils étaient vingt-huit*.

 

* Par ordre de surfaces décroissantes : Etats-Unis, Brésil, Argentine, Inde, Canada, Chine, Paraguay, Afrique du Sud, Pakistan, Uruguay, Bolivie, Philippines, Australie, Burkina Faso, Myanmar, Espagne, Mexique, Colombie, Soudan, Chili, Honduras, Portugal, Cuba, République Tchèque, Costa Rica, Roumanie, Slovaquie, Bangladesh. ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

 

 

Mise à jour du 20 mai 2015.

Comment progressent les surfaces cultivées avec des plantes génétiquement modifiées dans le monde ?

Les surfaces cultivées avec des plantes génétiquement modifiées (GM) progressent constamment depuis 1996, année des premières cultures commerciales avec 1,7 million d’hectares. En 2014, 181,5 millions d’hectares étaient cultivés avec des plantes GM.

Six pays avaient adopté les plantes GM en 1996 (USA, Argentine, Canada, Chine, Australie, Mexique). En 2014, ils étaient vingt-huit*.

* Par ordre de surfaces décroissantes : États-Unis, Brésil, Argentine, Inde, Canada, Chine, Paraguay, Afrique du Sud, Pakistan, Uruguay, Bolivie, Philippines, Australie, Burkina Faso, Myanmar, Espagne, Mexique, Colombie, Soudan, Chili, Honduras, Portugal, Cuba, République Tchèque, Costa Rica, Roumanie, Slovaquie, Bangladesh. Source: ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

Quels sont les traits les plus fréquemment conférés aux plantes génétiquement modifiées actuellement cultivées dans le monde ?

L’immense majorité (99,9%) des plantes génétiquement modifiées (GM) commercialisées en 2014 étaient soit tolérantes à un herbicide non sélectif comme le glyphosate ou le glufosinate (56,5%), soit résistantes à des insectes ravageurs comme la pyrale, la sésamie ou la chrysomèle (15,1%), soit à la fois tolérantes à un herbicide non sélectif et résistantes à des insectes ravageurs (28,3%*). La part des plantes GM à la fois tolérantes à un herbicide et résistantes à des insectes progresse d’année en année.

Quelques plantes GM commercialisées sont résistantes à un virus (la papaye par exemple).

Au sein de l’Union européenne, seule une plante GM, un maïs GM résistant à des insectes (le maïs MON 810), était autorisée à la culture commerciale en 2014 ; elle n’était cultivée que dans cinq pays, l’Espagne, le Portugal, la République Tchèque, la Roumanie et la Slovaquie. 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.

 

Mise à jour du 20 mai 2015

Quelles sont les plantes génétiquement modifiées actuellement cultivées dans le monde ?

En 2014 les quatre principales plantes génétiquement modifiées (GM) cultivées dans le monde étaient le soja (90,7 millions d’hectares), le maïs (55,2 millions d’hectares), le coton (25,1 millions d’hectares) et le colza ou canola (9,0 millions d’hectares). À elles seules, ces cultures occupaient 99 % des 181,5 millions d’hectares cultivés avec des plantes GM, selon les données de l’organisation américaine ISAAA*. Les autres plantes GM, cultivées à des fins commerciales sur des surfaces plus limitées, sont la betterave sucrière et la luzerne, puis la pomme de terre, la papaye, la courge, l’aubergine, la tomate, l’ananas, l’œillet et le peuplier.

 

* ISAAA, International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. ISBN 978-1-892456-59-1.